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» La grande ronde de la vie
La grande ronde de la vie
La politique migratoire helvétique traite différemment les demandes d’entrées selon l’origine des personnes. Les ressortissant-e-s du premier cercle proviennent de l’Union Européenne, et bénéficient de conditions favorables à l’établissement en Suisse. Les ressortissant-e-s du deuxième cercle viennent d’un pays qui n’est pas membre de l’Union Européenne. Depuis l’instauration de la politique dite "des deux cercles", les perosnnes dans ce cas n’ont plus aucune possibilité d’obtenir un permis de séjour. Lorsque, malgré leur absence de statut légal, elles viennent et travaillent en Suisse, on les appelle des "Sans-Papiers". Il existe de rares exceptions à cette politique d’exclusion : pour les gens hautement qualifiées (sportifs d’élite, spécialistes de haut niveau), pour les danseuses de cabaret (…eh oui !!), en cas de mariage avec un-e Suisse ou avec une personne au bénéfice d’un permis de séjour, et enfin pour les étudiant-e-s (mais leur permis n’est valable que durant les années d’études et ne donne aucun droit à rester par la suite). Pour l’immense majorité des personnes désireuses de s’installer en Suisse, nos frontières restent hermétiquement fermées. Pourtant, notre économie emploie clandestinement bon nombre de ressortissant-e-s d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie ou de l’Est de l’Europe. Les secteurs de l’économie domestique (ménage, garde d’enfsnts, accompagnement de personnes âgées), de l’agriculture, de la restauration, de l’hôtellerie et de la cosntruction sont particulièrement gourmands de cette main d’oeuvre bon marché, trop souvent exploitée. Le Centre de Contact Suisses-Immigrés lutte pour défendre les droits des personnes sans statut légal. Nous pensons que les personnes qui travaillent chez nous doivent bénéficier des mêmes droits, quelle que soit leur origine. RESPECTONS LE TRAVAIL DES MIGRANT-E-S : UN EMPLOI = UN PERMIS Si vous voulez vous glisser dans la peau d’un-e ressortissant-e du premier cercle, lisez l’histoire d’Armelle, d’Adélaïde ou de Tara Siddham (cliquez ci-dessous sur le nom désiré). Mais vous pourriez aussi bien être "un-e migrant-e de deuxième catégorie", quelqu’un du deuxième cercle. Votre histoire pourrait alors être celle de Fernando Hernandez Duarte et de sa fille Liliana, de Barnabé, de Marita, ou de Mario. Bonne lecture !! |